lundi 9 mars 2009

Représenter l'importance relative des liens





Que se soit en analyse du cycle de vie, en gestion énergétique ou dans le secteur de la télécommunication (et j'en passe bien d'autres), nous sommes souvent devant des scénarios où un processus (acteur) est en relation avec d'autres processus en échangeant de l'information, de la matière, de l'énergie. La grande difficulté est de présenter ces échanges d'une manière compréhensible. Le tableau est certainement la méthode la plus simple pour le faire: trois colonnes (donneur / receveur / quantité échangée). Mais c'est aussi la méthode la plus lourde et la moins facile à interpréter. Vos yeux doivent lire chacune des valeurs et en simultané, votre cerveau doit analyser si cette valeur est plus grande ou plus petite que les autres valeurs déjà lues. Pour sa défense, le tableau présente l'avantage de donner toute l'information de manière quantitative.

Si votre objectif est de permettre rapidement l'identification des processus ayant les relations les plus importantes, une représentation par un graphique de type Sankey est votre solution. Dans un tel graphe, la quantité échangée entre deux acteurs dicte l'épaisseur du trait les reliant. Si un acteur alimente plusieurs autres acteurs, un trait important partira de cet acteur et se scindera ensuite en plusieurs traits allant à tous les acteurs receveurs. La somme de l'épaisseur de tous ces traits entrant chez les acteurs receveurs sera équivalente à l'épaisseur du trait sortant de l'acteur donneur.

Ce type de représentation est déjà couramment employée dans les logiciels d'analyse du cycle de vie, mais leur rendu visuel est loin de provoquer un WOW. À l'opposé, la dernière édition du National Geographic propose une représentation du volume des communications téléphoniques émises à partir de la ville de New York vers les quatre coins du monde sur une période d'un mois.  Voilà une représentation que l'on ne peut se lasser de regarder.

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